Afrique du Sud

Madagascar
24 avril 2019

Afrique du Sud

Requin blanc

L’expédition est dédiée au projet «Écologie et éthologie du requin blanc».Le projet a débuté en 2000 et en 2005, les Universités de Calabre et de Sienne ont rejoins l’équipe du CSS, en apportant respectivement leur soutien pour la partie éthologie et écotoxicologie. Au cours de l’expédition, le Centre d’Etudes des Requins (CSS) recueille des données principalement sur les aspects du Comportement Social et Prédateur de surface de la population sud-africaine, confrontés aux données relatives au sexe des animaux, à la maturité sexuelle, aux variables météorologiques et plus récemment à l’examen de l’identité sociobiologique des individus et aussi techniques d’identification individuelle. L’expédition peut avoir lieu dans l’un des deux sites où le Centre d’Etudes des Requins (CSS) opère: Gansbaai à 200 km de Cape Town avec le soutien logistique essentiel de la Marine Dynamics et Dyer Island Conservation Trust, ou à Mosselbay à 500 km de Cape Town avec le soutien logistique du White Shark Africa.

PROCHAINES EXPÉDITIONS EN COURS:


Images




Approfondissement



Le requin blanc Carcharodon carcharias (Linnaeus 1758) est un prédateur cosmopolite qui vit dans presque toutes les mers du monde, préférant les eaux froides tempérées et tempérées entre 8 et 25 degrés (Martin 2003, Compagno et al., 2005). Cependant, il est présent avec des populations relativement abondantes dans seulement 8 régions du globe: Californie (Ainley et al., 1985) et Baja California, Mexique (Domeier & Nasby-Lucas 2007), centre du Chili, Nouvelle-Angleterre, Mer Méditerranée (Micarelli et al. 2011, 2015), Afrique du Sud-Ouest (Ferreira E Foundry 1996), Australie du Sud (Bruce 1992), Nouvelle-Zélande et Japon (Martin 2003).

Les recherches sur la biologie et l’écologie du Grand Requin blanc se sont particulièrement développées ces dernières décennies, compte tenu également de la rareté des informations fiables sur ce sujet et du déclin numérique de l’espèce (classification UICN de la Liste rouge comme « vulnérable« , Hilton -Taylor 2000).

Afin d’apporter une contribution aux connaissances sur la biologie et l’écologie de base de cette espèce, le Ph.D. Micarelli Primo Océanographe a créé en 2000 une Unité de Recherche au sein du Centre d’Etudes des Requins, dédiée aux Grands Requins Blancs, en coordination avec les Universités de Cosenza et Sienne qui sont devenues partenaires du projet en 2005.

Depuis 2000, des missions d’études sont menées en Afrique du Sud, à Gansbaai, situé à 200 km à l’est du Cap, pour recueillir des données sur les comportements sociaux et prédateurs, ainsi que des données éco-toxicologiques de cet animal dans les eaux surplombant Dyer Island et Geyser Rock, dans la baie de Gansbaai, où transite une importante population de requins blancs. Depuis 2018, le CSS opère également à Mosselbay.

On a longtemps pensé que le grand requin blanc était une espèce avec des habitudes principalement côtières (Compagno 1985, Klimley 1985). Au cours de la dernière décennie, cette image a été complètement modifiée, présentant une nouvelle idée plus complexe d’un prédateur migrateur capable d’effectuer de longues traversées océaniques dans l’habitat pélagique (Boustany et al., 2002, Bonfil et al., 2005, Bonfil et al., al., 2010, Weng et al., 2007a). Les connaissances sur les comportements prédateurs et sociaux ont également augmenté, aussi grâce à l’équipe CSS, qui a mis en évidence des capacités inattendues et des modèles d’interactions intraspécifiques (Martin 2005, Micarelli et al., 2006, 2008, 2015,   Sperone, Micarelli et al. 2010 e 2012). Les méthodes d’identification des requins blancs individuels ont été progressivement améliorées par l’équipe CSS et amplifiées (Micarelli et al, 2015), tandis que les techniques visant à mesurer les dimensions exactes des spécimens individuels sont en phase d’amélioration et la phase d’optimisation n’a pas encore été atteinte par aucune équipe internationale (Di crescenzo & Micarelli 2018). Des études écotoxicologiques ont récemment été menées afin de comprendre l’état de santé des requins blancs(Marsili, Micarelli et al. 2016). Les données recueillies par l’équipe CSS / Unical et les méthodologies utilisées ont été utilisées dans le cadre d’une collaboration entre les organismes mentionnés ci-dessus et l’Université de La Paz au Mexique, en les appliquant à la population de requins blancs présente dans les eaux de l’île de Guadalupe (Becerril-Garcia, Sperone, Micarelli et al. 2019). L’activité Ecotourisme dédiée à l’observation directe des requins et des requins blancs en particuliers dans leur environnement s’est développée ces dernières décennies permettant aux chercheurs et passionnés de pouvoir recueillir des données et en savoir plus sur ces prédateurs. L’écotourisme est devenu une opportunité importante pour convertir les pêcheurs de requins en protecteurs de requins, créant une économie importante plus rentable de celle liée à la pêche des requins. Cependant, l’écotourisme doit être développé avec des critères qui n’endommagent pas les ressources et ses utilisateurs, comme le soulignent des études récentes (Becerril-Garcia, Sperone, Micarelli et al. 2017)

Video